Arte tome 1

Le premier tome d’Arte est sorti le 27 août dernier et (bien que je l’ai acheté le jour même) je vous en ferais aujourd’hui la review !

Arte

FICHE SÉRIE :
TITRE : Arte – アルテ
MANGAKA : Kei OHKUBO
TYPE : Seinen
GENRE : Historique, Tranche de vie, Romance, Comédie
ÉDITEUR : Komikku (France) Tokuma Shoten (Japon
PRÉPUBLICATION : Gekkan Comic Zenon
STATUT : EN COURS (4 tomes)
EDITÉ EN FRANCE : Oui

Ce manga m’intéressait déjà avant sa parution de part son contexte : j’adore tout simplement les mangas historiques ! Notamment ceux qui parlent de l’histoire européenne, apportent une touche de « nouveauté », un point de vue neuf sur cette histoire que nous avons plus ou moins étudiée auparavant. De plus, le mangaka doit parvenir à plonger le spectateur dans l’univers, de sorte qu’il y adhère même sans connaître précisément le contexte.

Ce que réussit avec brio Kei Ohkubo qui nous emmène en plein milieu de la Renaissance italienne, à Florence au début du XVIème siècle, pour suivre la vie d’Arte, une jeune aristocrate déterminée à devenir peintre. Cette dernière devra pour arriver à ses fins briser d’une part la barrière sociale mais aussi la barrière du genre. En effet, dans une société où les aristocrates n’exercent souvent aucun métier et où la misogynie fait que toutes les femmes, peu importe leur classe sociale, doivent se restreindre à un rôle de « femme » (avoir une dot pour épouser un homme et lui faire des enfants), difficile pour Arte de s’imposer.

Néanmoins le personnage séduit par son optimisme et sa détermination pour accomplir ses objectifs, peu lui importe si elle doit couper ses longs cheveux pour montrer aux hommes de quoi elle est capable. Elle parviendra à devenir l’apprentie de Leo, peintre antipathique au premier abord mais qui s’adoucit au fil du tome. Leur duo, composant à la fois un contraste aristocratie-peintre mais aussi une relation maître-élève, apporte de plus un humour frais qui empêche le manga de devenir trop sombre ou trop sérieuse.

Comme je le disais, la série se compose d’un univers dense, rempli de détails de vie de l’époque dont la vie du milieu artistique en général : la Renaissance est également une période où l’Église, très influente, censure et interdit certaines pratiques liées à l’art (notamment les dissections de corps humains, présentes dans le tome). Ainsi si l’on ôtait la touche d’humour qu’elle comporte, cela la rendrait moins agréable à lire et peut être trop « lourde ».  Par ailleurs, le métier de peintre n’est pas le seul évoqué et quelque chose me dit que Kei Ohkubo n’a pas fini de nous dépeindre tous les métiers de la Renaissance.

Les graphismes, que ce soit en matière de décors ou de personnages, sont d’une grande finesse et précision, les rues de Florence sont minutieusement réalisées, tout comme les costumes, les arrières-plans mais aussi les croquis-mêmes réalisés par nos protagonistes. En bref, tout pour renforcer, nous faire croire que c’est là une Florence de la Renaissance qui vit sous nos yeux.

Pour revenir à la façon dont est traitée la misogynie, il est très difficile pour nous, en tant qu’êtres humains vivant au XXIème siècle, d’imaginer la façon dont les femmes qui se « rebellaient contre le système » étaient traitées. Mais dans Arte, l’héroïne ne subit jamais de dégâts graves (et heureusement) et c’est peut-être ce manque de réalisme que je reprocherais, c’est-à-dire qu’il me semble trop facile, bien que j’admire la détermination du personnage, de juste vouloir pour pouvoir à cette époque.

Dans l’ensemble c’est donc un seinen de grande qualité que nous proposent les éditions Komikku, dont j’espère que les tomes suivants garderont toute cette fraîcheur en plus de faire découvrir le mode de vie de cette Florence de la Renaissance.

4 commentaires sur “Arte tome 1

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  1. Bonjour, je partage amplement ton avis sur ce premier opus. J’ai notamment apprécié la thématique concernant la condition de la femme au sein de la société, (peu importe l’époque). Et c’est une thématique que l’on retrouve dans plusieurs œuvres. Notamment avec Le Berceau Des Mers également parut chez Komikku, mais aussi Gisèle Alain de chez Kioon.

    Ton article fut très plaisant à lire !

    Cordialement, Euphox.

    J'aime

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